Finalement, vous pouvez tous venir, après tout, qu'est ce que ça
change?
Il est beau, il est frais mon nouveau blog.
Je voulais changer de serveur, et finalement j'aime bien celui-là.
Finalement, vous pouvez tous venir, après tout, qu'est ce que ça
change?
Il est beau, il est frais mon nouveau blog.
Je voulais changer de serveur, et finalement j'aime bien celui-là.
J'aurais pu participer à la manifestation anti 2009, mais ça
n'aurait servi à rien. Apparemment, personne n'a trouvé quoi que ce
soit pour éviter de vieillir depuis les débuts de l'humanité, ou du
moins depuis que l'humanité est en mesure de penser à la mort, la
vieillesse et aux remèdes probables.
2008 a sans doute été un bon cru. Fin 2008, ça c'est sûr en tous
cas. Un encouragement en donnant un autre, j'ai pu constater que
plus de cinq personnes pouvait apprécier le seul texte que j'ai
terminé de toute ma vie, et aussi que mes doigts pouvaient plaquer
des accords sur une guitare.
Mais au final, je me pose toujours la même question, celle que je
me pose depuis des années et qui ne trouvera je crois jamais de
réponse. J'ai beau demander, essayer de comprendre depuis mes 16
ans, je me demande toujours ceci : comment peut-on préférer
l'humiliation à l'orgueil? Et si quelqu'un s'avise de me répondre
"l'amour", je vous préviens je vomis. De toute façon je ne demande
pas de réponse, parce que finalement si vous lisez bien la
question, elle veut dire que pour moi c'est impensable. La vraie
question serait plutôt : comment font ces personnes qui choisissent
l'humiliation à l'orgueil pour oser se montrer dehors, à part si
elles possèdent une capacité d'auto-persuasion hyper développée
?
Et la deuxième question, et celle-là je vous la rabâche depuis des
mois voire des années aussi à mots couverts ou plus franchement :
comment peut-on être bête?
De ces questions qui me perturbent environ six mille fois par jour
nait chez moi l'idée d'écrire autrement. Parce que j'ai
l'impression de me répéter constamment et de tourner en rond dans
ce chouette ptit blog qui a été le mien plus d'un an. Parce que
j'aimerais parler d'autre choses, tout ça, et que pour ça j'ai
besoin de changer de blaug. Je suis une rebelle.
Seul chose à noter, petit lecteur, c'est que je ne mettrais pas
cette adresse ici, parce que je n'ai pas envie d'y voir tous ceux
qui le lisent actuellement. La plupart, si. Ceux qui se cachent,
non.En plus, diantre! je vais utiliser des mots de plus de trois
syllabes qui paraitront trop compliqués parfois. Petit problème,
que faire pour les petits lecteurs qui passent ici quelques fois
par semaine et dont je sais qu'ils ne sont pas des inconditionnels
du "lol jte kiff"? Je sais pas. J'm'en vas y réfléchir
Souvenez-vous de ce que je vous disais il y a peu de temps : je
parlais de peut-être remettre en cause le principe suivant "
presque tout le monde est bête".
Bon.
Deux mois après, qu'en est-il de tout ça? Je confirme ma théorie.
Presque tout le monde est bête et il faut vachement fouiller pour
trouver les gens qui en valent la peine. Il faut se tromper de
personne, regretter, refouiller, trouver. Elles sont bien cachées,
ces personnes qui valent la peine d'être côtoyées pour un
temps.
Ou alors, c'est juste que je viens d'un monde totalement différent,
ce qui expliquerait mon amour de la science-fiction et..ah tiens je
vous ai pas dit les copains.
J'ai un chouette stage dans une maison prestigieuse, normalement
dans une collection de science-fiction, justement.
Constatation : régner sur l'amour, pouvoir se déclarer tombeur ou
tombeuse, ce n'est pas en avoir le plus possible, chacun ou chacune
pour quelques heures et l'oubli total ensuite. C'est être capable
de rendre quelqu'un fou d'amour et de haine.
Mon péché serait l'orgueil. Sans blague.
Paris. A Paris, faut pas s'imaginer qu'on peut prendre le métro
au dernier moment pour choper son train, parce qu'il faut pas
croire non plus que le train attend directement à la sortie dudit
métro, pas plus qu'il ne faut penser, comble de l'ironie, que
l'arrêt GARE MONTPARNASSE permet d'accéder à la gare susmentionnée
en quelques minutes. Les couloirs de métro à répétition, ce n'est
pas une légende urbaine. Il y a des escaliers partout, des couloirs
cachés, des passages secrets, des tas de portails à passer avec le
ticket qu'on a rangé dans on-ne-sais-quelle poche, des tunnels, des
énigmes à resoudre, etc.
A Paris, j'ai aussi pu tester l'opportunisme piétal (je néologise
les copains). Marche ou crève, ou, pour citer Calvin, "fais gaffe
ou fais toi écraser". Ne pas lâcher le feu des yeux, et dès qu'il
passe au vert, foncer ou se faire écraser par cinquante piétons. On
a pas le temps de rigoler.
J'ai passé la majeure partie de mon temps dans des quartiers chics
puisque mon entretien avait lieu dans ce coin-là. J'ai pu admirer
des stylos à 435 euros, des sacs à cravate et des balais à 25
euros. J'ai pris le métro et le RER comme une grande, j'ai vu des
pubs qui, couchées sur le sol, doivent faire à peu près la même
taille que mon appartement. Ca m'a blasée. Du coup, maintenant que
je suis rentrée dans mon chez moi, j'imagine que je marche sur une
publicité Chanel. Qu'est ce qu'on s'amuse.
Y'a pas à dire. Malgré tout, c'est beau. Y'a des chouettes coins.
Mais quelque part, c'est rien qu'une ville. Deux idées qui
progressent à la même vitesse dans mon cerveau surdéveloppé.
Le retour n'a même pas été difficile. Même si la ville où j'habite
actuellement n'est pas bien jolie, j'y suis bien. Y'a de quoi faire
du cerf-volant ici au moins. Perdre d'un côté pour gagner de
l'autre, c'est pas ce qu'il y a de plus facile. Ca s'appelle
grandir, à ce qu'il parait.